mercredi 28 juin 2017

L'heure du départ approche!

Plus que deux semaines et nous partons en Arménie! Du 14 juillet au 3 août, nous partons pour rendre service à Sr Arousiag au centre de Tsaghkadzor.
L'excitation commence à monter... Agathe est très pressée de partir rejoindre un pays lointain, Constance attend avec impatience de prendre l'avion et Eléonore a encore du mal à réaliser l'aventure qu'elle va vivre!

Quant à nous, nous commençons doucement les préparatifs pour notre grand départ. Après une année scolaire et particulièrement un mois de juin éprouvant pour tout le monde, notre esprit se tourne de plus en plus vers l'Arménie. Nous avons sollicité notre paroisse, pour une aide financière à la réalisation du clocher, qui nous accorde un magnifique don de 1000 €! De plus, Sr Arousiag souhaitant avoir des votives pour effectuer des processions, nous avons proposé aux paroissiens de parrainer ces votives que nous emmènerons dans nos bagages à hauteur d'un euro. Nous avons déjà plus de 130 bougies à apporter... Pourvu que nos valises soient assez grandes!
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Sr Arousiag nous a également sollicités pour apporter petits jouets et cahiers de coloriage aux enfants du centre. Nous comptons donc sur vous pour nous aider à lui en apporter les plus possible. Pour cela, n'hésitez pas à prendre contact avec nous par l'intermédiaire du formulaire de contact.

Nous avons hâte de rendre enfin service à Sr Arousiag et à la communauté Notre Dame d'Arménie après cette année de préparation.
Nous essaierons dans la mesure du possible de vous tenir informé de nos aventures durant notre séjour... Alors n'hésitez pas à venir consulter ce blog tout au long de ces deux mois vacances!

lundi 17 avril 2017

Les cloches reviennent aussi en Arménie !

Pâques, c’est pour beaucoup (d’enfants en particulier) dans notre société, le retour des cloches et les œufs en chocolat qui vont avec. Mais Pâques, c’est avant tout, bien entendu, le Christ qui s’est fait homme, qui a souffert pour nous, qui est mort et qui a ressuscité. La résurrection du Christ qui nous appelle à marcher dans ses pas et nous rapprocher de Lui tous les jours un peu plus en toute humilité. C’est à travers ces deux aspects que nous venons vous parler de notre projet. En effet, après avoir accompagné en Arménie 11 jeunes de la paroisse à l’été 2015 en compagnie du Père Bertrand et de la famille Richard, nous avons décidé d’y retourner en famille.
Un projet de cloche donc, puisque nous avons décidé avec l’accord de Sr Arousiag d’installer une cloche ainsi qu’un clocher au centre de vacances de Tsaghkadzor, ici même où nous avions installé le parcours catéchétique deux ans plus tôt. Une cloche pour rythmer la journée de ces centaines d’orphelins et enfants défavorisés que Sr Arousiag accueille tous les étés dans cette station hivernale du Caucase. Une cloche pour accompagner spirituellement ces mêmes enfants dans leur démarche de foi et les guider vers la prière. Une cloche pour faire vivre « musicalement » durant trois mois d’été, ce centre d’accueil dédié aux plus démunis.
Mais aussi un projet à la fois spirituel, familial et solidaire. Un projet spirituel car il sera l’occasion pour nous d’aguerrir et affermir notre foi au contact d’une communauté que nous connaissons et qui, chaque jour, est un exemple de dévotion et d’amour du Christ. Un projet familial puisqu’il est l’occasion pour nous de partager un temps de fraternité et de service en famille avec la venue de nos filles et de leurs grands-parents. Nous souhaitons qu’elles puissent découvrir une culture qu’elles ne connaissent pas et une pratique religieuse différente de la nôtre. Enfin, un projet solidaire car l’objectif est donc de se mettre au service de la communauté de Notre Dame d’Arménie pour la construction de ce clocher.
Le Pape François, dans son homélie de la messe des Rameaux nous a invité à voir « Jésus […] en chacun de ceux qui souffrent » et Matthieu nous exhorte en disant « que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » (Mt XX, 28) C’est donc à travers ces paroles que nous nous mettrons au service de Sr Arousiag ou plus précisément de Dieu en donnant du temps pour ceux qui souffrent.

Joyeuses Pâques à tous et à chacun !

Nicolas, Delphine, Agathe, Constance et Eléonore Gourdon.


dimanche 12 mars 2017

C'est reparti!!!

Bonjour à tous!

​Certains d'entre vous le savent déjà, d'autres l'apprennent avec cet article, nous repartons en Arménie cet été avec Agathe, Constance et Eléonore ainsi que mes parents, Yves et Odile. Ce voyage sera pour nous l'occasion de faire découvrir aux filles ce pays qui nous a tant charmé en 2015 mais surtout le parcours catéchétique que nous avions installé avec les jeunes. De plus, nous ne pouvions pas envisager ce voyage sans penser à rendre service à Sr Arousiag, la communauté des sœurs de Notre Dame d'Arménie et les enfants du centre. C'est pourquoi, nous avons décidé de ne pas partir seuls! Nous emmenons avec nous une CLOCHE!!! En effet, notre projet sera de monter un clocher afin que le centre puisse se doter d'une présence sonore rythmant tous les moments importants de la journée.
​Le problème, c'est que nous n'avons pas de cloche! D'où cet article qui est là pour vous interpeller et vous inclure dans notre projet en nous aidant à en trouver une!
​Nous recherchons donc une cloche, l'idéal serait qu'elle soit d'environ 40/50 cm de diamètre (donc relativement grande... et lourde par conséquent!), afin que nous puissions l'emporter dans nos (gros) bagages l'été prochain! Nos moyens sont (très) limités et si cette cloche était gratuite ou à un coût fort modique, nous vous en serions très reconnaissants!

​Peut-être, penserez-vous de prime abord que notre requête ne vous concerne pas trop ou que vous ne pourrez pas nous aider... Détrompez-vous! Un petit clic et donc la diffusion de cet article à vos contacts et peut-être - qui sais?- que l'un d'entre eux aura une cloche qui n'attend que nous et surtout une place de choix dans un centre pour enfants défavorisés d'Arménie.
​Nous comptons donc sur vous pour relayer l'information et nous contacter dès que possible si toutefois la providence vous met sur la route de cette "sacrée" cloche!

Merci d'avance de l'accueil que vous réserverez à notre projet et de votre investissement pour les enfants d'Arménie.

​Nicolas, Delphine, Agathe, Constance, Eléonore, Yves et Odile Gourdon

jeudi 1 décembre 2016

3 bâches à St Louis

3 bâches sont arrivées au Lycée St Louis de Saumur aujourd'hui : une pour chaque temps fort de l'année. Elles nous permettront de rester en communion avec le projet ...

mercredi 29 juin 2016

Le génocide arménien

Lors d’une conférence de presse de près d’une heure, le pape François a notamment justifié l’utilisation explicite du mot “génocide“ au soir de son arrivée en Arménie, deux jours plus tôt, qui a provoqué les critiques de la Turquie. Il a ainsi assuré qu’il ne connaissait “pas d’autre mot“, avant d’être élu pape, pour désigner le massacre des Arméniens par l’Empire Ottoman en 1915. Il a reconnu qu’on lui avait dit à Rome que ce mot était “offensif“, mais assuré ne pas l’avoir utilisé “de façon offensive mais objective“.
“Après avoir entendu le ton du discours du président, et après avoir dit ce mot l’an passé publiquement à Saint-Pierre (lors d’une messe pour l’Arménie en avril 2015, ndlr), cela aurait été très étrange de ne pas dire au moins la même chose“. Quant aux autorités turques, a-t-il ajouté, elles ont bien “le droit de protester“ et de se priver d’ambassadeur près le Saint-Siège en faisant “un jeûne ambassadorial“.

vendredi 24 juin 2016

Interview Sr Arousiag par le journal La Croix

C’est aussi pour voir les œuvres sociales fondées par cette religieuse catholique que le pape se rend à Gumri, dans le nord du pays.

Sœur Arousiag, la « mère Teresa » de l’Arménie
ZOOM
Photo : Nazik Armenakyan
Le rideau de l’opéra d’Erevan est à peine retombé que les centaines d’Arméniens venus au spectacle des élèves de Sœur Arousiag se précipitent vers la petite religieuse. Elle se laisse embrasser et complimenter par chacun. « Tout le monde l’aime, parce qu’elle est très directe, très forte, très exigeante aussi », constate Gayane Avoyan, professeur de cuisine dans le lycée professionnel fondé à Gumri en 2009 par Sœur Arousiag.
Ce lycée réputé, qui forme chaque année une quarantaine de jeunes en électricité, informatique ou cuisine, aide à lutter contre le chômage qui sévit dans cette ancienne ville industrielle, sinistrée depuis le tremblement de terre de 1988 et la fin de l’ère soviétique.
C’est ce séisme qui a décidé Sœur Arousiag Sajonian à venir servir le pays de ses ancêtres. Née en Syrie en 1945, ayant grandi entre Alep et Beyrouth, elle avait le désir, depuis son entrée dans la congrégation des Sœurs arméniennes de l’Immaculée Conception, en 1965, d’être « missionnaire en Arménie ». Mais sa hiérarchie l’envoie à Philadelphie (États-Unis) où elle fonde et dirige une école arménienne pendant vingt-cinq ans, tout en assumant des responsabilités de vicaire générale.

« Le Seigneur m’a toujours aidée »

Après s’être rendue à Spitak, l’épicentre du tremblement de terre de 1988, elle envoie un rapport détaillé au pape Jean-Paul II. Car Sœur Arousiag n’hésite jamais à s’adresser au plus haut niveau : « Le Seigneur m’a toujours aidée ; si un projet ne marche pas, c’est que le Seigneur ne le veut pas ! » Arrivée en 1990 dans le nord de l’Arménie, elle commence par enseigner dans trois villages. Face au grand nombre d’orphelins, elle fait appel à la communauté américano-arménienne. C’est ainsi que la riche famille Boghossian construit un centre éducatif à Gumri.
Inauguré en 1996, ce centre accueille cette année 37 enfants, essentiellement des filles. « À l’époque, faute d’une alimentation suffisante, des enfants s’évanouissaient dans la journée. » Sœur Arousiag lance l’été suivant une colonie à la montagne pour les pensionnaires du Centre Boghossian et d’autres orphelins des environs.

Entourée des meilleurs professionnels

Pour occuper ces 850 enfants, Sœur Arousiag, qui a hérité du talent musical de son père (il jouait dans la fanfare de l’armée française, qui l’avait sauvé du génocide), monte une chorale. « Le chant aide à la confiance en soi, surtout pour des orphelines qui pensent qu’elles sont responsables de leur malheur. » C’est ainsi que naît le Chœur Notre-Dame d’Arménie, aujourd’hui connu internationalement.
Pour les élèves qui poursuivent leurs études dans les universités d’Erevan, l’infatigable religieuse a ouvert un foyer d’étudiantes. Elle a également fondé à Gumri un centre de jour pour personnes âgées esseulées. Pour chacune de ces œuvres, Sœur Arousiag s’entoure des meilleurs professionnels… Ainsi, « son » chœur répète sous la direction de Robert Mlkeyan, ancien chef de l’orchestre d’Arménie. C’est ce chœur qui chantera pendant la messe célébrée par le pape à Gumri.
Claire Lesegretain